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sequences : Lâcher prise
delirium : Groumpf, zourg, et autres sentiments contradictoires.
autumn591 : Borrower Dollar Loan Payday Ten
mangakadine : Mais qui est On? (4)
stupidchick : hey baby can you bleed like me?
lefiston-1000fzr : La nouvelle attraction du parc Astérix
Sensualité (25)
Un moyen comme un autre (18)
Viens dans mes bras (14)
A partager (10)
Ne parle pas, laisse-moi te prendre dans mes bras, tu sais qu'ils seront toujours là pour toi. Ou plutôt que je tâcherai qu'ils le soient, car toi et moi n'aimons pas ce terme "toujours" en lequel nous avons tant cru et qui nous a donc fait si mal quand il s'est avéré vain...
Tu es triste, tu lui en veux car tu as cru d'après ses paroles être son unique et c'était faux... Ton amour a préféré partir, te quitter.
Que dis-tu ? Te laisser tomber ?
Oui peut-être, même si je trouve l'expression excessive.
Tu sais combien l'excès me fait peur dans ses propos, mais toi tu as peut-être besoin de l'exprimer ainsi, quelque temps. Une façon comme une autre d'évacuer ta souffrance. Dire combien cela t'a fait mal en employant des mots forts.
Reste dans mes bras, prends un peu de cette chaleur qui m'anime si souvent et qui ne demande qu'à être partagée.
Cela m'attriste de te voir souffrir ainsi, de retenir tes larmes avec dignitié, de ne pas hurler toute cette colère triste qui t'assaille de l'intérieur.
Pourtant avec moi tu peux tout dire. Nous nous connaissons par coeur toi et moi :)
Toutes ces années depuis l'enfance, toutes ces galères surmontées toi et moi, toute cette belle construction que nous poursuivons encore aujourd'hui. Car rien n'est acquis, nous le savons, nous savons garder une certaine vigilance. C'est peut-être le secret de notre longétivité ?
Hier c'est toi qui séchais mes larmes d'enfant et qui savais consoler ma détresse impuissante après certaine raclée ou certains propos démesurés...
Aujourd'hui c'est moi qui ai les mots de réconfort face à ta détresse tout aussi forte que la mienne à l'époque.
La peine subie par ceux que nous aimons est toujours si douloureuse...
Tu poses ta tête contre mon épaule, et je souris avec une immense tendresse face à ce geste qui a toujours déclenché en moi une grande émotion.
Je ressens ta fragilité actuelle, et en parallèle toute la force que je sens vibrer en moi et que je veux t'offrir.
Je resserre mon étreinte tout en veillant à garder cette douceur nécessaire lors d'un tel moment d'abandon de ta part.
Tu es à bout, tu te laisses aller, mais moi je ne te laisserai pas sombrer.
Je refuse l'abandon, même de soi.
Je connais trop les séquelles de l'abandon, ce manque perpétuel qui en découle, ce sentiment de ne jamais être en sécurité et ce besoin de toujours réclamer des preuves d'amour...
J'aimerais te murmurer : ne pleure pas, et en même temps te dire : pleure, soulage ta peine...
Parfois je vois dans ton regard une lueur acérée que tu caches d'ordinaire.
Tu veux faire croire à ton entourage que tu as oublié cette relation, que c'est du passé tout ça. Mais alors pourquoi cette lueur sombre ? Pourquoi cette amertume qui parfois t'envahit ?
Non le temps n'efface pas tout. Tu ne veux pas l'avouer, mais tu le sais très bien au fond de toi....
Rappelle-toi alors toute la beauté des anciens moments vécus lors de ce qui n'est peut-être plus actuellement de l'amour, mais qui l'a été profondément pendant toute votre relation.
Ne renie pas cet amour. Ne deviens pas comme ces personnes qui croient se soulager en lançant leur fiel sur celui ou celle qui les a rejetées. Ne te salis pas. Tu as beaucoup trop de respect envers l'amour pour te rabaisser à de basses rancoeurs.
Je n'ai pas besoin de te redire tout cela, nous l'avons déjà évoqué toi et moi.
J'ai bien conscience de tenir un discours qui peut passer pour de belles paroles, et que tout ça ne changera rien à ta peine et à ta colère amère. Tu as besoin de sortir ce qui te fait mal à l'intérieur, et pour cela tu veux employer certains mots durs, évoquer votre passé en l'assombrissant exprès, ne voir que ce qui reste de douloureux et mettre exprès de côté les moments heureux.
Je le sais, ne t'en fais pas, mais je veux malgré tout le tenir ce discours, car en son temps toi aussi tu dépasseras ce stade de l'amertume, de la déception, de la tristesse.
Reste encore un peu dans mes bras, laisse-moi te consoler sans parler, simplement en étant toi et moi ensemble.
Oublions ce qui nous a fait mal dans nos vies, oublions nos espoirs déçus, oublions nos rêves éteints, oublions nos peines récurrentes.
Je ne peux rien enlever de ta déception d'amour, je ne peux pas t'assurer que cela ne se reproduira pas, je ne peux rien te promettre sur la suite de la vie, mais au moins aujourd'hui je suis près de toi, et toi tu es près de moi.
Seul compte l'instant présent, et à choisir entre ressasser son malheur ou vivre un simple moment de petit bonheur, je n'hésite pas...
D'ailleurs, tu as dû comprendre tout ce que je viens d'exprimer en pensées, car tu relèves la tête, tu me regardes, et oui, c'est bien l'esquisse d'un sourire qui se profile.
J'aime cette complicité qui nous unit au-delà de tout ; toi et moi savons que rien n'est simple dans la vie, et que chacun fait de son mieux pour avancer sans trop de casse.
Mutuellement, nous prenons soin de nous deux, car nous n'avons qu'une vie et nous en connaissons le prix.
Mais à l'inverse, il existe aussi des journées comme aujourd'hui qui commencent avec un sourire et s'accompagnent d'une incroyable sensation de bien-être.
J'adore ça, car même si je parle bien souvent des petits moments de bonheur que j'aime à vivre lorsqu'ils se présentent, en fait j'ai bien sûr moi aussi des variations d'état et des fatigues en tout genre qui m'écrasent.
Là ce matin, c'est plutôt une impression bénéfique de force qui envahit tout mon être, cette sensation que tout peut arriver mais que je saurais y faire face avec vigueur.
Est-ce l'effet du week-end non reposant mais totalement dépaysant ?
Est-ce parce que je lui ai enfin réécrit hier, après des mois d'hésitation ?
Est-ce parce que le soleil me chauffe doucement à travers la fenêtre ouverte et qu'une douce brise vient m'apporter sa caresse vivifiante ?
J'ai juste envie de sourire là, de savourer ce sentiment de puissance intérieure et cette envie de partager ma bonne humeur autour de moi (il paraît que la bonne humeur peut être contagieuse...).
J'aime poser sur mon environnement un regard positif, ne voir que les petits détails souriants et mettre de côté les éléments pesants (je sais que de toute façon j'y reviendrai un jour où la morosité aura décidé de se lever avec moi un matin, mais là non, je ne veux pas d'elle).
J'aime savourer ces instants qui s'élèvent et font oublier tous les gouffres de la vie (sans les effacer, mais quand on les survole même simplement quelques instants, on peut alors avoir cette force apaisée d'être au-dessus de tout et cette foi que plus rien ne peut nous atteindre).
Aujourd'hui je veux sentir dans chaque parcelle de mon corps la force qui immunise, la puissance qui protège, le sourire de la sérénité.
:)
Hier le soleil et les jeux dehors avec les enfants m'ont fait oublier qu'il ne s'agissait que d'une journée hors du temps ; c'était d'ailleurs très agréable et j'en ai profité un maximum jusqu'au soir.
Mais après "hier" vient "aujourd'hui".
Est-ce que c'est possible d'effacer totalement certaines pensées négatives de son cerveau ?
Comme dans ce film étonnant : "Eternal sunshine of the spotless mind"...
C'est aussi tentant que terrifiant cette idée en fait.
Je n'aime pas parler du négatif (je n'aurais pas pu être photographe... limite la touche humoristique là, ok, j'assume !) ; je n'arrive pas à poser simplement les mots de certains déchirements intérieurs. Je reconnais que j'ai plutôt tendance à positiver l'existence, mais c'est surtout pour ne pas sombrer. J'ai appris très jeune à ne pas exprimer de plainte (avec en toile de fond le célèbre : "il y a pire de toute façon"... comme si cela pouvait aider à soulager sa propre peine...mais bon...).
Pourtant j'ai bien sûr moi aussi connu des peines de vie, dans tous les domaines, et certaines ne sont pas encore totalement adoucies.
Alors écrire pour soulager l'espace d'un moment un poids trop lourd ?
Peut-être.
Certains le font, certains y parviennent. J'apprécie d'ailleurs les lire ; lire tout ce que j'aurais pu écrire parfois ayant vécu des situations proches.
Qui n'a pas connu les errances de l'amour ? les espoirs déçus ? la peur de quelqu'un ? les bonheurs futiles mais essentiels ? les abattements du coeur ? les soubresauts d'une relation ? l'envie de partager ? la conviction d'avoir raison ? le doute qui fait autant stagner que progresser ? l'incertitude exaltante ? la sérénité d'un moment pur ? l'espoir du meilleur que l'on mérite tous ?
Quand j'en parle avec certains de mes amis, là non plus je n'arrive pas à "calimérer" (néologisme tiré du nom du célèbre poussin noir à la coquille sur la tête et trouvant le monde "vraiment trop injuste" !!) ; parfois j'en arrive même à me trouver pénible dans cette façon quasi constante de toujours positiver. C'est vrai quoi, cela doit être lassant pour les autres de m'entendre toujours présenter le côté lumineux d'une situation, de toujours voir là où l'on peut rebondir, de préférer évoquer les petits détails futils de la vie plutôt que les grandes questions existentielles de l'échelle personnelle (concernant donc : l'amour, l'avenir, le couple -ou non-, le boulot, la maison).
La preuve, j'aborde le sujet ici, même indirectement.
J'essaie aussi de comprendre ce qui me pousse à écrire ces lignes ici...
Est-ce le besoin légitime (à mon sens) de vouloir communiquer avec d'autres sur des sujets qui peuvent interpeller (pour une raison ou bien une autre) ?
Est-ce le côté rassurant du masque de la toile ?
Et s'il n'y avait rien à comprendre après tout ?
Pourquoi se poser toutes ces questions au fait ? pourquoi ne pas faire comme d'habitude et laisser le flot de la vie s'écouler tranquillement au milieu des rochers qui la parsèment ?
Ici est peut-être un endroit apaisant en fait ; comme un refuge, une halte, une terrase ensoleillée. Des gens de passage viennent s'y poser quelque temps, sans forcément parler ; certains partagent ce qu'eux-mêmes ont apporté, offrent un sourire, une pensée, d'autres y puisent un réconfort, s'éclairent d'un point de vue autre.
On vit ensemble un même moment écrit, mais à des instants différents, avec des sensibilités différentes.
Et chacun en fait ce qui lui plaît, à sa manière.
J'aime cette liberté...
J'aime bien d'ailleurs car il surgit toujours au moment où je ne l'attends plus. (comme les amours paraît-il...)
Et lorsque je sens sur mon bras à travers la fenêtre la chaleur de son rayon, immédiatement des idées de vacances, de détente, de farniente prennent place en mon esprit souriant :)
Ce qui est cool en plus là, c'est que ces idées vont prendre vie dès demain puisque comme chacun sait : demain on ne bosse pas !! :D (bon je parle en général là car forcément il y a toujours des exceptions). Et en plus je fais le pont donc double chance, avec évasion totale loin du quotidien.
Oui je le reconnais, j'ai vraiment de nouveau des raisons de me sentir bien ; peut-être aussi parce qu'en fait j'aime bien me contenter des petites choses de la vie qui procurent de petits bonheurs passagers mais intenses si on choisit de les vivre ainsi.
Là le simple fait de partir quelques jours suffit à me faire sourire : profiter un max du soleil, du changement d'atmosphère, d'un ailleurs qui deviendra là-bas mon ici et maintenant du moment. Parfois je me dis que ma simplicité à appréhender le bonheur doit paraître futile.
Peut-être en effet. Et alors ? :)
Mais je sais que ceux qui ont connu des moments difficiles (de quelque ordre que ce soit d'ailleurs) peuvent réagir ainsi.
A mon sens on a alors au moins deux voies possibles : se renfermer dans sa douleur et s'y vautrer en faisant payer les autres de ne pas souffrir autant ; ou bien laisser cette douleur derrière soi (sans l'oublier... mais en la regardant avec recul, en s'en servant comme brique de construction et non comme pilon destructeur), et continuer d'avancer, profiter du présent sans le laisser se ternir par un passé trop sombre.
Entre ces deux voies, il y a bien sûr toutes sortes de nuances, chacun essayant de vivre au mieux de toute façon :)
Y a des
matins où en se levant on sait déjà que la journée va être longue, où tout va
nous énerver, où le moindre comportement des autres à nos côtés nous irritera
et où on se surprend à rêver d'un ailleurs où tout vous sourit.
Pourtant je crois que je préfère lire chez les autres ce que moi aussi je peux ressentir parfois ; cela m'est plus simple alors de m'exprimer par le biais d'un commentaire. Même s'il m'arrive d'hésiter à en laisser car lorsque je lis des échanges entre plusieurs personnes qui semblent se connaître depuis longtemps ici, j'ai alors l'impression de faire intrusion au milieu de leur conversation et donc je n'ose pas ajouter ma note.
Faut-il dire quand on ressent la même chose que quelqu'un ? quand les mots écrits par d'autres pourraient être les siens ?
Et là, en pensant à tous ces textes lus ici, à toutes ces personnes que je découvre peu à peu à travers ce qu'elles veulent bien dire (ou suggérer), je me sens déjà mieux, l'esprit un peu moins assombri de manque de rêve (et de sommeil !).
C'est fou quand même ! Vos histoires, vos pensées, vos délires, vos doutes, vos tristesses, vos mots sont une porte ouverte vers tant d'ailleurs que finalement je me dis que le rêve du sommeil n'a rien à envier au rêve de la vie.
Thème inspiré par Bryan Bell.


